Retour au blog
Droits de successionRéponse courte

Exonération du logement familial en Belgique

Comment fonctionne l'exonération des droits de succession sur le logement familial par région ? Conditions, limites et exemples concrets.

Par Laurens De Leeuw4 min de lectureMis à jour le 19 avril 2026

Vous préférez ne pas affronter cette paperasse seul ? Nalenta vous accompagne pour 129 euros.

Le logement familial représente souvent l'actif principal d'une succession belge. Bonne nouvelle : en Flandre et à Bruxelles, le conjoint survivant ou cohabitant légal bénéficie d'une exonération totale des droits de succession sur ce logement. En Wallonie, le tarif est très fortement réduit.

Flandre : 100% exonéré

En Flandre, le conjoint ou cohabitant légal survivant paie 0 euro sur la part du logement familial qu'il hérite, quelle que soit la valeur.

Conditions :

  • vous habitiez ensemble au moment du décès, ou vous ne pouviez plus y vivre pour raisons médicales ou de force majeure (par exemple maison de repos) ;
  • il s'agit de la résidence principale inscrite au registre de la population.

Les cohabitants de fait ne bénéficient pas de l'exonération en Flandre.

Bruxelles : exonéré sous conditions

À Bruxelles, l'exonération totale s'applique aussi au conjoint ou cohabitant légal survivant. Les cohabitants de fait doivent justifier d'au moins 3 ans de cohabitation continue à la même adresse, avec ménage commun.

Wallonie : tarif réduit, pas d'exonération totale

En Wallonie, pas d'exonération complète, mais un tarif progressif fortement réduit pour le conjoint ou cohabitant légal : 1% à 3% sur les premiers 250 000 euros, jusqu'à 30% au-delà de 500 000 euros. Pour la plupart des logements familiaux, les droits restent donc très limités.

L'exonération vaut-elle aussi pour les enfants ?

Non. Elle est réservée au conjoint ou cohabitant légal. Les enfants qui héritent du logement familial paient les tarifs normaux en ligne directe (Flandre : 3% jusqu'à 50 000 euros, 9% jusqu'à 250 000 euros, 27% au-delà).

Astuce : au décès du premier parent, il est souvent intéressant que le parent survivant reçoive la nue-propriété, ou que le logement soit attribué au partenaire par testament pour éviter une double imposition.

Exemple pratique

Un couple possède une maison de 400 000 euros à Gand. Le père décède. La mère hérite de la moitié (200 000 euros).

  • Sans exonération : 200 000 euros × tarifs ligne directe = environ 18 000 euros.
  • Avec exonération du logement familial : 0 euro.

Nalenta vérifie automatiquement votre droit à l'exonération et l'applique au calcul.

Points d'attention

  • Les dettes liées au logement (hypothèque) sont d'abord déduites de la valeur.
  • En cas d'usufruit / nue-propriété, il faut scinder correctement selon les barèmes d'âge.
  • Une seconde résidence ou un bien d'investissement n'entre pas en compte, même si vous y avez séjourné récemment.

Guides liés

Droits de succession pour le conjoint - Droits de succession Flandre - Hériter sans testament.

Questions fréquentes

Le logement familial est-il totalement exonéré en Flandre ?

Oui, pour le conjoint survivant ou le cohabitant légal, le logement familial est exonéré à 100% des droits de succession.

L'exonération vaut-elle aussi pour les enfants ?

Non, les enfants paient les tarifs normaux en ligne directe sur leur part.

Et si le défunt vivait en maison de repos ?

L'exonération s'applique toujours si l'absence du logement était due à des raisons médicales ou de force majeure.

Et en Wallonie ?

Pas d'exonération totale, mais un tarif fortement réduit de 1% à 3% sur les premiers 250 000 euros pour le conjoint.

Prêt à ouvrir votre propre dossier ?

Nalenta vous accompagne pas à pas dans votre déclaration de succession. 129 euros une seule fois, sans TVA, sans abonnement.

Ouvrir mon dossier

Articles liés